La Banane Prod et l’incontournable Fred Coppula

Fred Coppula a créé La Banane Prod en 2011. Max Antoine puis Rick Angel en ont été les réalisateurs principaux. L’objectif de ce label a toujours été de mettre en boite des fi lms joyeux (des fi lms qui fi lent la banane), drôles, mais aussi très excitants. Après s’être arrêté de tourner plusieurs mois, La Banane revient aux affaires. Fred nous explique.

Je ne suis pas libertin dans la vie. Donc quand je fais un film, ça me permet de mettre en scène plusieurs de mes fantasmes…

Interview de La Banane Prod

CHOBIX : La Banane Prod était un studio qui était spécialisé plutôt dans les films sur les métiers… La Banane Prod s’est arrêtée de produire pendant plusieurs mois, et revient aujourd’hui avec un type de films complètement différent. Que s’est-il passé ?

la banane prod - l hotel du vice

FRED COPPULA : En fait pour être clair on avait deux studios français qui se partageaient les métiers : il y avait Les Compères, menés par Tony Carrera, qui fait ça très très bien d’ailleurs, et puis La Banane Prod sous la direction de Rick Angel, avec les idées de Fred Coppula.

Ca marchait très bien, mais la vérité c’est qu’on finissait quand même vachement par tourner en rond. Donc j’ai décidé de réorienter l’éditorial du studio en me disant qu’il y avait des opportunités et qu’il fallait sauter sur ces opportunités, en me disant aussi qu’il fallait rafraîchir le truc. La Banane Prod a 8 ans d’existence, et en 8 ans on a vraiment, vraiment écumé tous les métiers.

Tu parles d’opportunités à saisir. Lesquelles ?

Il se trouve que de par mon métier, par les reportages que je fais pour Chobix ou pour Dorcel TV, je fais énormément de voyages. Donc je me suis dit que j’allais travailler à l’opportunité. L’exemple typique, c’est quand je suis à Las Vegas pour Chobix, je croise sur place Cassie del Isla et son mec Dorian, et je me dis : c’est trop bête de ne pas faire une vidéo sur place avec eux, surtout que ces deux-là sont tellement beaux quand ils font l’amour. Donc bim je tourne une scène avec eux. Ensuite, j’ai Marina Beaulieu et Antho Toto sur Paris. Je décide de tourner une scène avec eux, car ça me permet de tester Antho Toto pour d’autres projets plus ambitieux ensuite.

Et puis un jour, je suis en vacances avec Mike Angelo et sa femme Angel Emily à Val Thorens, et là aussi du coup je décide de tourner une scène sur place avec eux. Et quand je rassemble ces trois scènes, ça vient naturellement. J’ai appelé ça « Hôtels du vice », parce qu’à chaque fois j’ai tourné ça dans des chambres d’hôtel dans différents endroits du monde. Et quand je regarde cette vidéo faite comme ça, à l’opportunité, je trouve ça très bien parce que c’est frais, et que ça permet en même temps de voyager aux quatre coins du monde.

Ces vidéos sont en plus tournées de façon particulière…

Oui. Tout le monde me dit que, en ce moment, ce qui cartonne ce sont les vidéos dans lesquelles la fi lle s’adresse directement aux spectateurs. Moi ça me rappelle une période de ma vie que j’adorais, au début des années 2000, avec les fi lms du réalisateur italien Antonio Adamo dans lesquels les fi lles se faisaient baiser en regardant le spectateur droit dans les yeux. Donc dimanche j’ai tourné une nouvelle scène une fois de plus avec ma chouchoute Marina Beaulieu, avec Rick Angel dans son cul, et elle parle aux spectateurs, elle explique ce qu’elle ressent. J’ai cette idée en tête, l’actrice parle directement à la caméra, et quand je vois le résultat à l’écran à la fi n, franchement je trouve ça vachement bien. La fi lle prend les rênes et s’adresse directement aux spectateurs.

Tu n’as plus réalisé du tout de vidéos X pendant des années. L’an dernier tu as fait « Bruce d’Anus » avec Rick Angel, et là tu te remets vraiment à la réalisation pour La Banane Prod. Pourquoi cette envie soudaine de reprendre la caméra ?

la banane prod - cassie del isla

C’est suite à une commande de Canal+ qui me dit un jour : « Ecoute, ce serait pas mal que tu t’y remettes. Ca fait dix ans qu’on ne t’a pas vu. » J’ai toujours fait des très, très gros scores d’audience sur Canal+. Si je le dis c’est que j’en suis fier. Et je me suis dit : je collabore avec Rick Angel depuis des années. Franchement c’est un mec qui me fait rigoler. Donc pourquoi pas, allons-y ! J’avais arrêté de tourner parce que pour moi ça n’avait plus de sens. Il n’y avait plus de budget, plus d’ambition, plus de projet qui tienne la route. Je trouvais qu’il n’y avait plus l’engouement. Auparavant, j’avais connu une période tellement magique, celle des Hot d’Or, celle de la fi n des années 90 et du début

des années 2000 où le porno représentait vraiment quelque chose. Je parle comme un vieux mais en même temps j’ai 50 ans, je l’assume. Donc voilà, je n’avais plus la motivation. Je me disais : pourquoi continuer à faire des choses quand je sais que ça va être beaucoup moins bien. Il n’y avait plus de compétition. C’est important quand même la compétition pour pouvoir se situer… Finalement je décide de faire « Bruce d’Anus », et franchement ça a été une expérience exceptionnelle. On s’est marrés avec Rick, on a voyagé, on a rencontré des gens formidables. Il n’y avait pas de contrainte, ça n’a été que de la rigolade. Et là on sort « Bruce d’Anus » et on fait un carton absolument gigantesque. Mais quand je dis gigantesque, c’est gigantesque !

la banane prod - les prostituées du bois de boulogne

Ça défonce tous les audimats sur Canal, bref je suis franchement très content et très fier de la situation. Et j’ai passé un tellement bon moment que je me suis dit : tiens, pourquoi ne pas en faire un deuxième, pourquoi ne pas en faire un troisième… Et puis il y a aussi l’évolution du matériel. Déjà, je ne me suis jamais fait chier avec les éclairages et compagnie, mais là c’est encore pire parce que je tourne avec ou bien avec un téléphone portable ou bien avec une caméra qui est grande comme mon poing. Je pense que l’avenir est dans le vertical porn ou le porono filmé avec un téléphone mobile Donc c’est juste du fun et du délire. J’ai retrouvé cette espèce de passion qui m’animait quand j’avais 25 ans.

Très sincèrement, quand j’ai eu 40 ans, je me suis dit : la place d’un mec de 40 ans ce n’est certainement pas de tourner des filles de 20 ans qui pourraient être mes filles. Mais en fait pourquoi pas tant que c’est fait de manière très fun. Le porno me fait du bien parce que je me marre. Et il y a toujours ces trucs de voyage que j’adore, ça prend plus de sens. Ca fait quatorze ans que je vais à Las Vegas pour Chobix, et je n’en ramenais pas d’images. C’était quand même un peu du gâchis. Et puis il y a des fi lles que j’ai envie de filmer en train de se faire baiser. L’exemple typique c’est que j’ai pu filmer Anissa Kate. Quel plaisir ! J’ai pu filmer Cassie del Isla, j’ai pu fi lmer Cléa Gaultier. Et puis Marina Beaulieu ! Et puis je réalise certains de mes fantasmes aussi en vidéo…

Par exemple ?

Moi je ne suis absolument pas libertin avec ma femme. On est un couple banal. Sauf que quand je fais le fi lm « Ma femme infidèle », puis bientôt « Ma femme offerte » et « Ma femme libertine », il y a un peu de moi à l’intérieur. Réaliser des vidéos pareilles, ça me permet de tenir la main d’une femme quand elle est en train de se faire défoncer l’anus. C’est un truc que je trouve extraordinaire.

Alors justement, tu peux expliquer aux lecteurs le concept du fi lm « Ma femme infidèle » ?

Le concept, c’est de filmer de la sextape de luxe. Moi je suis clairement candauliste. Même si je ne réalise pas mes fantasmes, j’aime l’idée que la femme avec qui je partage ma vie se fasse baiser par d’autres personnes. Ca c’est un truc qui m’excite et qui me plaît. A partir du moment où je le réalise en vidéo, ben c’est plus facile parce que tu n’as pas les inquiétudes que peut susciter une telle situation dans la vraie vie. Mais en tout cas je crée des histoires qui pourraient être de vraies histoires. Ca c’est un truc qui me tient à coeur parce que j’aime me dire quand je regarde une vidéo que ça pourrait être vrai. Evidemment c’est de la fi ction, mais c’est fait de telle façon que tu peux te dire : si dans 5 ans quelqu’un trouve cette vidéo, il peut se dire qu’il vient de trouver une vraie sextape.

Et toi, il faut expliquer qu’en tant que réalisateur tu interviens dans le fi lm. Tu es l’un des personnages de l’histoire…

Voilà. Moi je suis le mec qui avec un téléphone portable fi lme sa vie de tous les jours. Et comme on fait du cul, eh bien évidemment cette vie est jonchée d’aventures de cul. Du coup, quand le spectateur voit le fi lm, il peut se dire que c’est lui qui l’a tourné, et ça ça amène une dimension gigantesque. Le caméraman est donc à la place du spectateur. Mais je n’ai rien inventé. C’est juste du P.O.V., avec la bite de Yanick Shaft dans le rôle de ma bite (rires)…

« Ma femme infidèle » a cartonné aussi lors de sa diffusion sur Canal+ il y a quelques mois. Du coup tu as décidé de poursuivre le concept et de faire de ce fi lm une trilogie. Tu peux nous en dire plus ?

« Ma femme infidèle » c’est l’histoire d’un mec qui se marie et qui découvre donc dès le début du fi lm que sa femme est infi dèle. Ensuite je vous laisse découvrir l’histoire. Et en effet, ça a fait un très, très gros score là aussi sur Canal+. Par conséquent je me suis dit que j’allais en faire deux autres, je trouve ça sympa d’en faire une trilogie. Et de manière complètement naturelle, j’ai vu les titres se mettre dans ma tête : d’abord « Ma femme offerte ».

Dans « Ma femme infidèle », c’est Angel Emily qui interprète le rôle de mon épouse. Dans « Ma femme offerte » ce sera Marina Beaulieu. L’histoire, c’est un couple, ça fait 25 ans qu’ils sont ensemble, et au bout de 25 ans ils décident de changer les règles du jeu. Et la nouvelle règle du jeu c’est que les deux vont réaliser leurs fantasmes : elle en se faisant baiser, lui en la regardant se faire baiser par d’autres. Ensuite, le troisième ce sera « Ma femme libertine », avec cette fois Cassie del Isla dans le rôle principal. Et là donc ce sera un couple libertin. Ca devrait se tourner avant la fi n de l’année.

Pour fi nir on va dire quelques mots sur l’égérie de La Banane Prod, Marina Beaulieu…

C’est plus qu’une égérie de La Banane. C’est plutôt l’égérie de Fred Coppula. C’est une chance extraordinaire d’avoir une femme de 58 ans qui est magnifique, qui aime le sexe, qui adore se faire baiser, qui adore les grosses bites. Ca fait plus de 20 ans que je fais du porno et je n’ai jamais vu ça de ma vie. Je n’ai jamais eu cette chance-là. Surtout qu’on est une époque où les MILF, les vraies MILF cartonnent. C’est ce qui explique qu’elle fasse toutes les jaquettes de mes films et que, vraiment, l’engouement pour cette fi lle continue. Marina est sympa, elle est cool, elle aime ce qu’elle fait. Et chaque fois qu’elle est sur une jaquette, le fi lm cartonne ! Donc évidemment, je continue à la tourner…